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Présidence belge 2024 : Faites de 2024 l'année où le train (re)devient le Futur et non le Passée



Monsieur le Ministre de la Mobilité Gilkinet,

Chère voyageuse, cher voyageur,


L'année prochaine, notre pays présidera le Conseil de l'Union européenne pendant six mois. Back on Track Belgium, l'asbl qui œuvre pour les trains de nuit internationaux, considère qu'il s'agit non seulement d'un honneur pour notre pays, mais aussi et surtout d'une excellente occasion de mettre à l'ordre du jour de l'Europe le réseau international de trains qui est en train de s'étioler. Le gouvernement fédéral a déjà pris des mesures intéressantes pour résoudre le problème, mais la véritable solution se trouve au niveau européen. Nous espérons donc que le ministre de la mobilité Georges Gilkinet (ecolo) profitera de sa présidence pour soulever la question auprès de ses 26 collègues ministres européens de la mobilité.


Le transport de passagers libéralisé pour 15 ans


Le réseau ferroviaire européen est totalement libéralisé depuis une quinzaine d'années et jamais, depuis cent cinquante ans, il n'a été aussi difficile de planifier un voyage en train à l'autre bout de notre continent. Les trains s'arrêtent plus que jamais aux frontières, les horaires sont difficiles à trouver, les billets directs pour différents trains n'existent plus et les voitures des trains de nuit sont souvent vieilles de quatre, cinq, voire six décennies. C'est tout le contraire de ce qui avait été promis au début de la libéralisation. Si l'UE veut vraiment atteindre ses objectifs en matière de climat, il est grand temps de changer de politique : un réseau ferroviaire européen efficace et intégré est le moyen le plus simple de réduire immédiatement les émissions de CO2 de plusieurs pour cent.


Si l'UE veut une transition écologique, le train en est l'outil


Nous voulons aussi plus qu'un "level playing field". Pourquoi un mode de transport économe en énergie et propre comme le train devrait-il être placé sur le même plan que l'aviation ? Aujourd'hui, l'aviation est directement et indirectement subventionnée, malgré toutes les promesses faites de toutes parts, nous pensons que ce soutien devrait aller au train. Le terrain de jeu devrait pencher en faveur des trains, et non des avions comme c'est le cas actuellement. Par conséquent, les extrêmes en toutes saisons exigent une décision claire et logique immédiate pour la transition écologique et de justice sociale dont nous avons tant besoin !


Des wagons-lits indispensables mais irréalisables au démarrage


La construction de nouvelles voitures-couchettes est un coût qu'aucune start-up ne peut se permettre et, en raison des faibles marges bénéficiaires, si tant est qu'il y en ait, aucun investissement n'est fait pour remplacer les voitures qui ont souvent un demi-siècle d'âge. Les entreprises de transport s'essayent à la rénovation, mais les résultats sont décevants. Là encore, une institution publique peut apporter son aide, par exemple en créant une société de location de wagons-lits avec des voitures neuves et en bon état. L'inventeur du train-couchettes sur le continent européen, le Liégeois Georges Naegelmaeckers, a certainement eu plus de vision il y a 150 ans !


Les trains de marchandises prouvent que c'est possible Les centaines de trains de marchandises qui traversent quotidiennement la frontière sans problème ne posent plus d'obstacles techniques. L'objectif doit être d'avoir des trains plus nombreux et de meilleure qualité qu'auparavant, aussi faciles à trouver et à réserver qu'avant la libéralisation, sans bureaucratie ni excuses boiteuses pour les correspondances manquées. Le système actuel, dans lequel personne n'intervient sur le marché et où les opérateurs font ce qu'ils veulent, ne fonctionne pas. Les 15 dernières années l'ont prouvé. Monsieur le Ministre, le voyageur européen compte sur vous ! Ú peut remettre le voyageur européen sur les rails. Nous espérons que 2024 sera l'année où le train deviendra (à nouveau) l'avenir et non le passé.

Back on Track Belgium asbl


Envoyé à:


- Georges Gilkinet, vice-premier ministre et ministre de la Mobilité


- Vincent Van Quickenborne, Vice-Premier Ministre et Ministre de la Justice et de la Mer du Nord


- Lydia Peeters, ministre flamande de la Mobilité et des Travaux publics


- Philippe Henry, vice-président et ministre du climat, de l'énergie, de la mobilité et de l'infrastructure du gouvernement wallon


- Elke Van den Brandt, ministre de la Région de Bruxelles-Capitale en charge de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière


- Valérie De Bue, ministre de la Fonction publique, du Tourisme, du Patrimoine et de la Sécurité routière du gouvernement wallon


- Adrien Dolimont , ministre des Finances, du Budget, des Aéroports et des Infrastructures sportives du Gouvernement wallon



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