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Interview de Damien Lepage, diplomé de l'UCLouvain

Damien a réalisé une étude comparative sur les réseaux ferroviaires et aériens entre les grandes villes européennes.

Retrouvez notre interview ci-dessous

Communiqué de presse de l'UCLouvain;

Le développement des compagnies aériennes low-cost lors des deux dernières décennies permet aux passagers de voyager presque partout en Europe à un prix raisonnable. Les dernières années ont néanmoins été marquées par une préoccupation croissante concernant les émissions de CO² liées au transport, celles de l’aviation commerciale étant en forte hausse (+32 % entre 2013 et 2018) dans une Europe qui tente de réduire son empreinte carbone. Ces préoccupations se sont traduites par des mouvements comme les grèves pour le climat, des propositions de lois pour réduire le nombre de vols de courte durée, ou la remise en service de trains de nuit comme entre Bruxelles et Vienne.

Damien Lepage, dans son mémoire de fin d’études à l’Ecole Polytechnique de l’UCLouvain, a modélisé1 et comparé les performances des réseaux de transport aériens et ferroviaires à l’échelle européenne. Il s’est basé sur la durée des trajets porte-à-porte en train et en avion entre toutes les grandes villes Européennes, en incluant les trajets vers l’aéroport/la gare ainsi que les temps nécessaires au check-in et aux éventuelles correspondances.

Résultats ? Pour la plupart des trajets entre grandes villes européennes, le train s’avère plus rapide que l’avion de porte à porte (cfr image ci-dessous pour un exemple de tels trajets à partir de Bruxelles). Il a ainsi calculé que pour le mois de juin 2017, 4 millions de passagers ont pris l’avion sur des trajets où le train est plus rapide. Si ces passagers avaient préféré le train à la voiture, ils auraient bénéficié d’un gain de temps et auraient contribué à une réduction des émissions de CO².


En conséquence, l’étude UCLouvain a analysé l’impact sur le réseau ferroviaire d’un potentiel transfert de ces passagers de l’avion vers le train. Il en ressort qu’une grande partie du trafic aérien serait transféré vers le réseau ferroviaire grande vitesse, ce qui pourrait engendrer une saturation sur certaines lignes (notamment dans le tunnel sous la Manche). Autre conclusion intéressante : le transfert modal pour les trajets internationaux ferait de Bruxelles un véritable hub ferroviaire, nettement plus important que sa position actuelle comme hub aérien. En termes de temps de trajet, l’étude UCLouvain démontre que le train est en moyenne compétitif par rapport à l’avion pour des trajets de moins de 450 km. Lorsque le trajet peut être réalisé entièrement à bord de trains à grande vitesse, le train s’avère compétitif jusqu’à 700 km. Le train de nuit pourrait constituer une alternative à l’avion pour voyager sur de plus longues distances, telles que Berlin ou Milan (depuis Bruxelles), vers lesquelles on dénombre plus de 200 vols chaque mois. Le mémoire estime que 41 % des trajets en avion intra-européens pourraient être ainsi remplacés par des trains de nuit. Le mémoire de Damien Lepage était supervisé par Jean-Charles Delvenne, professeur à l’Ecole Polytechnique de UCLouvain et a été réalisé en collaboration avec la SNCB. 1. Données d’Eurostat, d’Eurocontrol et de Google Maps.


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